Sphota, coopérative d'invention musicale

La langue dans le crâne

Spectacle musical et théâtral (2010) 1h20

Musique: Sphota — Sighicelli, de la Fuente, Dupé
Comédiens: Patrick Sourdeval, Émelyne Bayard
Mise en scène: Thierry Poquet
Texte: Bertrand Raynaud
Lumières: Nicolas Villenave

Sphota, La langue dans le crâne (2010)
Sphota, La langue dans le crâne (2010)
Sphota, La langue dans le crâne (2010)
Sphota, La langue dans le crâne (2010)
Sphota, La langue dans le crâne (2010)
Sphota, La langue dans le crâne (2010)
Sphota, La langue dans le crâne (2010)
Sphota, La langue dans le crâne (2010)

Théâtre polyphonique

Plus qu'un genre, le théâtre polyphonique définit un manifeste poétique dans lequel le processus et le sens, la méthode et le propos, la forme et le contenu sont indivisibles.

De quoi s'agit-il? D'entrelacer trois langages - scène, texte et musique, dans une épreuve de soi par l'autre, dans une friction recherchée. Donc de plaisir.

De la dissolution des éléments dans un ars magna. Donc de la grâce. D'un acte de communication gargantuesque avec le public, au travers d'une bouche que l'on a démesurément agrandie. Donc de notre puissance d'expression à tous.

Action

La montée du rideau de fer dévoile six personnes assises à une grande table: l'auteur, les trois musiciens et les deux comédiens. C'est le lieu du travail de mémoire, de la fabrication de l'histoire et du spectacle.

Dans la première partie, qui se déroule à la table, les archivistes-musiciens jouent le «concert de la mémoire», et incitent l'auteur-narrateur à réinventer, dans une deuxième partie, le récit de la vie de ses parents. Les deux parents-comédiens, à leur tour, prennent la parole. Soudain, ouvrant la troisième partie, les personnages quittent cet espace quasi radiophonique, la table, et incarnent la fantasmagorie de leurs vies imaginaires. De leur rencontre à la mort du père, en passant par une vie quotidienne rythmée par les angoisses religieuses de la sœur de la mère, et un terrible accident de voiture, ils flottent à la lueur d'ampoules disséminées dans un espace sépulcral.

Dans la quatrième partie, l'auteur tente de regagner le ventre de sa mère, qui s'est entichée du squelette de son époux défunt. Rien ne va plus.

Production: Une coréalisation Eolie Songe, Sphota. Une coproduction et des résidences avec le Manège, Mons/ Musiques Nouvelles (commande musicale), le Phénix – Scène Nationale de Valenciennes et la maison Folie Wazemmes/ Ville de Lille. Autres accueils en résidence: les Laboratoires d'Aubervilliers, l'ARCAL, la Muse en Circuit (centre national de création musicale), l'Opéra de Lille. Projet soutenu par le Ministère de la Culture – DRAC Île-de-France et Nord-Pas de Calais, la SACEM, le Fonds de Création Lyrique, la SPEDIDAM et l'ADAMI.