Sphota, coopérative d'invention musicale

L'île solaire

Samuel Sighicelli (2008-09) 65'
D'après Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier
Narration musicale avec pianiste, bande sonore, images et voix off

Sphota, L'île solaire (2008-09)
Sphota, L'île solaire (2008-09)

Descriptif

Le mythe de Robinson Crusoé raconte l’histoire d’un homme qui se retrouve par la force des choses dans l'obligation de réinventer son rapport au monde sous peine de mort.
Chez Daniel Defoe, Robinson, moderne et colonialiste, recrée sa civilisation sur une île déserte. Une fois la découverte épuisée et l’île rendue fertile, il saisit la première occasion pour la quitter et même la vendre.
A la différence, le roman de Michel Tournier invente un Robinson post-moderne, amené à entrer progressivement dans la danse des Eléments, après avoir échoué dans son entreprise de domestication de l’île. L’île n’est plus un espace à faire fructifier pour vivre mais la condition d’une nouvelle perception du temps et de l’activité.
Cinquante ans après sa première publication, cette relecture du mythe est plus que jamais actuelle.
Les questions du rapport de l’homme à l’environnement, le traumatisme de l’homme abandonné à lui-même, le paysage, l’écoulement bouleversé du temps, la perte de la mémoire, la régénérescence, ont été pour moi les principales sources d’inspiration.

Wilhem Latchoumia, piano
David Sighicelli et Élise Caron, voix off
Nicolas Villenave, scénographie et lumière

Presse

«L'île solaire nous engage dans une exploration sensorielle intense. (…) L'aspect charnel dépasse l'abstraction, le désir de l'homme transperce l'écran dans les effusions de couleurs vives, dans l'agitation des éléments et le chaos maîtrisé de la musique. Magie d'une partition flamboyante dans sa pesanteur, cohérence sans fausse note d'une mise en scène audacieuse : Samuel Sighicelli s'impose comme un compositeur à surveiller de près.»
[Laetitia Giry, Petit bulletin, Lyon, février 2010]

Commande de La Muse en Circuit (2008) avec le soutien de l'État.
Coproduction: Ina-GRM, GRAME, Festival Why Note.